On the Suffix -ίων

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Secret Alias
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On the Suffix -ίων

Post by Secret Alias » Tue Feb 13, 2018 9:30 am

In Minon Anthroponymes en Ἀμφ(ι)- et en -αρ(ι)- : de Ἀμφιάρης à Ἀμφαρίο̄ν Revue de Philologie 84, 2, 2010 [2012], 317-352

Force nous est de constater que la finale -ίων, moins répandue dans l’anthroponymie que le suffixe -ων, l’est encore moins parmi les composés : sur les 1060 noms différents présentant cette finale dans les six volumes du Lexicon of Greek Personal Names, soit 3 % de la totalité des noms connus, 7 % seulement présentent la forme pleine de composés – ce sont généralement des noms rares dont ne sont connus que 2, 3 exemplaires, mais qui tendent à se développer au-delà de l’époque classique, contre une majorité d’hypocoristiques et de sobriquets 115. Le dépouillement de l’index inverse du LGPN IIIA (Péloponnèse, Grèce de l’Ouest, Sicile et Grande-Grèce) laisse identifier 40 composés sur les 350 noms différents à finale -ίων, soit un rapport d’un peu plus de 11 % : un seul est attesté en Argolide occidentale, précisément à Argos, mais seulement à l’époque impériale : Ἁρποκρατίων 116. Le suffixe -ίων, qui servait dans le lexique de suffixe de comparatif, s’est d’abord introduit dans les sobriquets adjectivaux du type Αἰσχρίων (234 individus), Καλλίων (20) ou Κυδίων (2), avec sa valeur grammaticale ; notons toutefois que Γλυκίων, qui est connu comme comparatif homérique, n’est attesté qu’à deux exemplaires, contre plusieurs centaines d’exemples de Γλύκων dans l’ensemble du monde grec 117. Dans les autres cas, la suffixation est produite par l’adjonction du suffixe banal -ων à un i- final, extrait luimême d’un thème en -ιο- 118 ou plus souvent d’un premier élément de composé verbal ou adjectival du type Ἀλεξικράτης (43 individus), d’où Ἀλεξίων (103). Il arrive plus rarement que le suffixe -ίων ainsi créé apparaisse à la finale d’un composé, comme le très populaire Παρ-μεν-ίων, composé pour lequel sont attestées 26 autres formes de suffixations, dont -ων, très représenté également (136 individus) ; selon Bechtel, c’est Πάρμενις qui a sécrété Παρμενίδας, Παρμενίτας, Παρμενίων, Παρμένισκος, etc. 119. Il n’y a pas d’exemple d’hypocoristique qui conserve les seuls phonèmes initiaux du second élément affecté de ce suffixe, puisque Δαμοτί-ων, forme courte de Δαμότιμος, et son correspondant ionien-attique n’ont pas d’équivalent en -των et sont par conséquent suffixés en -ων et non en -ίων, et qu’il en va de même pour tous les composés à second élément -τίων

The point here seems to be that the suffix was first introduced in adjectival nicknames. The list of examples she gives seems to imply that the use of the suffix 'took off' as it were in the Imperial period.
“Finally, from so little sleeping and so much reading, his brain dried up and he went completely out of his mind.”
― Miguel de Cervantes Saavedra, Don Quixote

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