“Therefore, Matthew set in order the logia in a Hebrew dialect, and each interpreted them, as he was able".
French Mythicist Prosper Alfaric thought that the Gospel of Nazoreans was the same Gospel of the Twelve Apostles, and that Papias meant that Gospel when he called their authors under the name of only one ("Matthew") of them.
Why was a such gospel written?
In opposition to a rival "Life" of Simon of Samaria.
Kephas became "Simon" not because his real name was "Simon", but because "Kephas" could be converted in a surname, and "Simon" could work as his original name, to make the point that the rival Simon Magus was reduced to the role of mere apostle of Jesus.
So the order is the following:
Logia ---> Gospel of the Twelve Apostles ---> Mark ---> proto-Luke (used by Marcion) ----> Luke -----> Matthew ---> John
"Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
As evidence, Alfaric notes that while, in the Gospel of the Twelve Apostles, the name "Simon" in "Simon Kephas" is designed to attack exclusively the Simonians, at contrary in Mark the polemical target, behind the stupidity of Simon Peter, is not more the Simonians , but the same Peter of the previous Gospel of the Twelve Apostles.
In other terms, "Mark" (author) gives as assumed that "Simon Peter" is the Jewish "Pillar", without knowing more that the origin of the name "Simon Peter" was part and parcel of a previous gospel designed to attack the Simonians.
In other terms, "Mark" (author) gives as assumed that "Simon Peter" is the Jewish "Pillar", without knowing more that the origin of the name "Simon Peter" was part and parcel of a previous gospel designed to attack the Simonians.
Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
L'Evangile des Nazaréens.
Justement Epiphane mentionne un «Evangile des Nazaréens» appelé aussi «des Hébreux» ou «des Ebionites», dont certains détails particulièrement archaïques l'ont beaucoup offusqué. Il y a bien des chances pour qu'il faille voir en cette oeuvre la plus ancienne des Vies de Jésus. Un tel document serait pour nous du plus vif intérêt s'il n'était depuis longtemps perdu. Mais nous pouvons nous en faire quelque idée par les citations ou allusions de divers auteurs ecclésiastiques qui s'en sont occupés.
Le récit était présenté au nom des douze premiers disciples du Christ, personnification chrétienne des douze tribus d'Israël. Aussi est-il appelé parfois «l'Evangile des douze Apôtres». Plus précisément il se donnait comme rédigé par l'un d'eux, Matthieu, qui aurait fait fonction de publicain et à ce titre aurait su tenir la plume. Pour ce motif il est appelé aussi «Evangile selon Matthieu», quoiqu'il soit à distinguer de celui que nous possédons sous ce nom. C'est sans doute à ce premier récit de la Vie de Jésus que s'applique la remarque suivante du vieux Papias: «Matthieu coordonna les Oracles».
La scène s'ouvrait «aux jours d'Hérode roi de Judée», sous le grand-prêtre Kaïphe. Comme le premier était mort un peu avant notre ère, tandis que le second vivait sous Ponce-Pilate, ce détail témoigne à lui seul d'une chronologie fort chaotique. Pareille confusion en se comprendrait pas en un Evangile tardif. Elle s'explique, en un premier essai, par l'absence de toute tradition historique et les tâtonnements inévitables d'une légende en voie de formation.
En ce temps-là donc, «vint un homme du nom de Jean, qui baptisait du baptême de la pénitence dans le fleuve Jourdain». Ainsi se réalisait un oracle de Malachie (III, 1) concernant un «messager» appelé à «préparer la voie du Seigneur», car, pour un chrétien héritier de la tradition essénienne, une telle préparation impliquait la purification des âmes, dont le baptême était le symbole agissant. Il ne se nourrissait que de miel sauvage, seul aliment qu'on trouve au désert, parce qu'ainsi s'accomplissait une autre prophétie consignée en Isaïe (XL, 3): «Voix de quelqu'un qui crie dans le désert: préparez le chemin du Seigneur». Il avait un vêtement de poils de chameau et une ceinture de peau autour des reins. C'était jadis l'habillement du prophète Elie (II R, 1, 89. Or le «messager» du Seigneur était présenté en Malachie (IV, 5) comme un nouvel Elie, qui travaillerait à la conversion d'Israël jusqu'à ce que vint le «jour du Seigneur». En application de ce dernier oracle, l'évangéliste ajoutait que «tout Jérusalem», pharisiens en tête, allait vers lui pour recevoir de lui le baptême de la pénitence. De longs détails venaient ensuite, sans doute à propos de la récitation du baptiste. Celui-ci, aux termes du récit, était, par son père Zacharie et sa mère Elizabeth, de la race d'Aaron. C'était une façon d'affirmer et de mettre en relief la thèse chère au premier auteur de l'Epître aux Hébreux, pour qui le nouveau Melchisedech est bien supérieur aux représentants de l'ancien sacerdoce.
Jésus, en effet, apparaissait près de Jean comme une personnalité transcendante. Il n'allait vers lui que sur invitation et avec une haute conscience de sa propre valeur: «La mère du Seigneur et ses frères lui disaient: Jean baptise pour la rémission des péchés, allons et faisons-nous baptiser par lui. Mais il leur dit: En quoi ai-je péché pour aller me faire baptiser par lui?» Il allait, malgré tout, vers le baptiste. Mais c'était plutôt, dans la pensée du narrateur, pour réaliser d'autres prophéties qui se rapportaient à lui-même. Il était dit en Isaïe (LXI, 1): «L'Esprit du Seigneur est sur moi car le Seigneur m'a oint pour porter la bonne nouvelle aux malheureux». Ce terme rappelait celui du Psaume II, déjà invoqué dans la dissertation «aux Hébreux», où «l'Oint» mystérieux dit de lui-même: «Le Seigneur m'a dit: Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui». L'évangéliste montrait à sa manière la réalisation de ces deux oracles: «Comme le peuple était baptisé, Jésus vint aussi et il fut baptisé par Jean. Et comme il sortait de l'eau, les cieux s'ouvrirent et il vit l'Esprit Saint de Dieu sous la forme d'une colombe qui descendait et qui entrait en lui. Et une voix vint du ciel, disant: Tu es mon Fils bien-aimé, je me suis complu en toi, je t'ai engendré aujourd'hui». Un autre oracle, partiellement réalisé en ce dernier passage disait en Isaïe (XLII, 1): «Voici mon serviteur (en grec «mon enfant»), en qui je me suis complu, j'ai mis mon Esprit sur lui». Le narrateur tient à reproduire cette déclaration en sa forme indirecte. Il l'introduit artificiellement au moyen d'une question que le baptiste, surpris par un détail de la scène, pose à Jésus: «Aussitôt une grande lumière illumine le lieu. Ce que voyant, Jean lui dit: Toi, qui es-tu, Seigneur? Et de nouveau une voix vint du ciel vers lui: Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé, en qui je me suis complu».
La morale du récit est tirée aussitôt: «Alors Jean tombant à ses pieds lui dit: «Je t'en prie, Seigneur, toi, baptise-moi». Mais il lui résista, disant: «Laisse, car c'est ainsi qu'il faut que tout soit accompli». Les derniers mots sont décisifs. Ils montrent que toute cette histoire a été connue en fonction d'un groupe d'oracles dont la réalisation, dans l'esprit des judéo-chrétiens, devait s'opérer par le Christ.
Un autre fragment de récit baptismal accentue l'interprétation messianique des vieilles Ecritures et fait jouer au Saint-Esprit un rôle plus personnel: «Quand Jésus fut sorti de l'eau, la source entière de l'Esprit Saint descendit et se reposa sur lui et lui dit: «Mon Fils, je t'attendais en tous les prophètes pour que je me repose en toi. Tu es, en effet, mon repos; tu es mon Fils bien-aimé, qui règne éternellement». C'est l'Esprit qui a ici la parole. Or il est désigné en hébreu et en araméen par un mot féminin «Rouah». Son rôle apparaît donc, en l'occurrence, comme celui d'une mère. Le Christ lui-même le déclare en cet autre fragment, qui nous introduit en pleine fantasmagorie: «Aussitôt ma mère l'Esprit Saint me saisit par un de mes cheveux et m'emporta vers la grande montagne du Thabor».
Dans la pensée de l'évangéliste, Jésus n'en était pas moins, de naissance, un homme pareil aux autres. Il avait alors «trente ans», l'âge de David à son avènement (II Sam. V, 4), celui des prêtres à leur entrée en fonction (Num. IV, 3, 23, 30). Il était fils de Joseph et de Marie. Son père portait le même nom que le plus célèbre et le plus aimé des Fils du patriarche Jacob, qui, en mourant, accumula les bénédictions sur sa tête en même temps que sur celle du «Nazaréen», d'après la version grecque de la Genèse (XLIX, 26). Sa mère s'appelait comme la soeur de Moïse, que l'Exode (XV, 20) qualifie de «prophétesse» et de qui se réclamait, selon le témoignage de Philon, le groupe des Thérapeutes étroitement apparenté à celui des Esséniens. De même que le Père céleste restait enveloppé de mystère et ne se manifestait que par l'intermédiaire de l'Esprit Saint, Joseph n'apparaissait point et Marie entrait seule en scène. D'autres enfants l'accompagnaient, car Jésus avait des frères. Ainsi le voulaient divers textes bibliques où l'on croyait le voir préfigurer (Ps. LXIX, 9; LXXXIV, 28, etc.). Mais après son baptême, il ne voulut avoir rien de commun avec sa parenté. «Un jour on vint lui dire: «Ta mère est tès frères sont dehors. Il répondit: «Qui est ma mère et qui sont mes frères?» Et étendnat les mains sur ses disciples, il ajouta: «Voici mes frères et ma mère. Ce sont ceux qui font la volonté de Dieu».
Aussi n'habitait-il point avec sa famille. Sa résidence était à Kapharnahum, «bourg du Consolateur», près du lac de Tibériade. Sans doute lisait-on qu'il n'avait pas où reposer sa tête. Un autre fragment de l'Evangile nous le montre entrant «dans la maison de Simon surnommé Pierre», avec un groupe de disciples: «Ayant ouvert la bouche, il dit: Comme je passais le long du lac de Tibériade, j'ai choisi Jean et Jacques, fils de Zébédée, et Simon et André, et Thaddée et Simon le Zélote et Judas Iscariote, et toi, Matthieu, qui étais assis à ton bureau de publicain, je t'ai appelé et tu m'as suivi. Vous donc, je veux que vous soyez mes douze apôtres en témoignage pour Israël».
Une condition préalable était imposée par lui à ses compagnons, celle de tout quitter pour le suivre. C'est ce qu'expliquait un épisode de plus pur essénisme, qui devait faire suite à une première charge contre les possédants: «Un autre riche lui dit: Maître, que dois-je faire de bon pour vivre? Il lui dit: Homme, pratique la Loi et les Prophètes. Il lui répondit: Je l'ai fait. Et il lui dit: Va, vends tout ce que tu possèdes, partage-le aux pauvres et suis-moi. Le riche se mit à se gratter la tête et cela ne lui plut pas. Et le Seigneur lui dit: Comment dis-tu: j'ai pratiqué la Loi et les Prophètes? Car il est écrit dans la Loi: tu aimeras ton prochain comme toi-même. Et voici que beaucoup de tes frères, fils d'Abraham, sont couverts d'ordure, mourant de faim, et ta maison est pleine de biens et il n'en sort rien du tout pour ceux. Et s'étant retourné il dit à Simon, son disciple, assis près de lui: Simon, fils de Jean, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux».
«Ne soyez jamais contents, disait ailleurs le Christ, que lorsque vous aurez vu votre frère joyeux dans la charité». «Celui qui trouble l'esprit de son frère, expliquait-il encore, est un grand criminel». Lui apportait plutôt aux âmes troublées le calme réparateur. Comme l'Esprit Saint était venu «se reposer» en lui, c'était dans sa compagnie que toutes les vaines agitations devaient prendre fin: «Celui qui me cherche, disait-il n'aura pas de repos jusqu'à ce qu'il me trouve. Celui qui m'aura toruvé sera saisi d'admiration. Celui que l'admiration aura saisi dominera comme un roi. Celui qui sera venu à dominer se trouvera en repos». Nous sommes ici en pleine mystique, une mystique bien conforme à la traditiond es Esséniens, qui voyaient dans les passions des maladies de l'âme et dans la maîtrise de soi-même le signe de la royauté spirituelle.
Comme eux il réprouvait les boucheries sacrées: «Je suis venu, déclarait-il, détruire les sacrifices, et si vous ne cessez de sacrifier, la colère de Dieu ne se détournera pas de vous». A l'offense des victimes il préférait, conformément à la parole d'un prophète (Osée, VI, 6), la pratique de la miséricorde. On le vit bien à l'attitude indulgente qu'il adopta, un jour à l'égard d'«une femme accusée devant lui de nombreux péchés».
Son dédain de toute victime rituelle s'étendait jusqu'à celle du banquet pascal. Peu avant sa mort son entourage lui demandait: «Où veux-tu que nous te préparions à manger la Pâque?» «L'ai-je donc demandé?» répondit-il avec humeur. Il rompit le pain avec ses disciples, les fit boire à sa coupe, remplie d'eau non de vin. C'était lui qui devait servir d'agneau pascal. Il était voué à la mort, victime innocente, par Kaïphe, le grand-prêtre du temps, dont la mention, au début de l'Evangile, visait à préparer ce dénouement. Un apôtre de prédilection, «Jacques le Juste», avait juré de ne plus manger de pain avant de le voir ressuscité. Sa fidélité fut récompensée. Jèsus, sortant du tombeau et laissant entre les mains du serviteur du grand-prêtre, qui s'y trouvait posté, le linceul dont il était enveloppé, parut soudain devant l'apôtre, prit du pain, le bénit, le rompit et le lui présenta en disant: «Mon frère, mange ton pain, parce que le Fils de l'homme est ressuscité d'entre les morts».
Cette biographie du Dieu Sauveur pouvait rivaliser avantageusement avec celle des Simoniens. On aura remarqué qu'un «Simon» y paraissait aussi et y jouait un rôle du premier plan, mais seulement comme compagnon de Jésus, dont le rôle se trouvait ainsi grandi. C'était Kephas, le second des trois notables de l'Eglise naissante de Jérusalem. Comme son nom, qui voulait dire «pierre» pouvait être interprêté en simple surnom, tandis qu'il n'en était pas de même pour ses deux associés Jacques et Jean, l'évangéliste a fait de lui un «Simon» surnommé «Pierre» et il l'a mis en scène avant tous les autres apôtres, avant Jacques lui-même. L'Hélène des simoniens, cette prostituée de bas étage, dernier avatar de la Sagese déchue, que le Dieu Sauveur a relevée, se retrouve, elle aussi, en cette «femmine accusée de nombreux péchés» que le narrateur fait mener en accusée devant Jésus pour fournir à celui-ci l'occasion de l'asboudre. Seulement il n'est point parlé à son sujet du «transvasement» des âmes, ni de la première femme, source de tous les maux, ni, à plus fort raison, de l'Esprit divin tombé dans la matière d'où la Grande Puissance était seule capable de la tirer. Le récit est moins encombré de mythologie, plus simple et plus familier. Il a toutes les apparences d'une histoire vécue.
Ce premier Evangile, si dépourvu de prétentions théologiques et littéraires, mettait la foi nouvelle à la portée de tous. Il donnait à une doctrine austère et exigente, jusque-là un peu abstruse, l'attrait d'un roman populaire. Aussi devait-il faire plus pour son succès que les plus doctes dissertations du genre de l'Epître aux Hébreux. Il portait en lui l'avenir du christianisme.
Justement Epiphane mentionne un «Evangile des Nazaréens» appelé aussi «des Hébreux» ou «des Ebionites», dont certains détails particulièrement archaïques l'ont beaucoup offusqué. Il y a bien des chances pour qu'il faille voir en cette oeuvre la plus ancienne des Vies de Jésus. Un tel document serait pour nous du plus vif intérêt s'il n'était depuis longtemps perdu. Mais nous pouvons nous en faire quelque idée par les citations ou allusions de divers auteurs ecclésiastiques qui s'en sont occupés.
Le récit était présenté au nom des douze premiers disciples du Christ, personnification chrétienne des douze tribus d'Israël. Aussi est-il appelé parfois «l'Evangile des douze Apôtres». Plus précisément il se donnait comme rédigé par l'un d'eux, Matthieu, qui aurait fait fonction de publicain et à ce titre aurait su tenir la plume. Pour ce motif il est appelé aussi «Evangile selon Matthieu», quoiqu'il soit à distinguer de celui que nous possédons sous ce nom. C'est sans doute à ce premier récit de la Vie de Jésus que s'applique la remarque suivante du vieux Papias: «Matthieu coordonna les Oracles».
La scène s'ouvrait «aux jours d'Hérode roi de Judée», sous le grand-prêtre Kaïphe. Comme le premier était mort un peu avant notre ère, tandis que le second vivait sous Ponce-Pilate, ce détail témoigne à lui seul d'une chronologie fort chaotique. Pareille confusion en se comprendrait pas en un Evangile tardif. Elle s'explique, en un premier essai, par l'absence de toute tradition historique et les tâtonnements inévitables d'une légende en voie de formation.
En ce temps-là donc, «vint un homme du nom de Jean, qui baptisait du baptême de la pénitence dans le fleuve Jourdain». Ainsi se réalisait un oracle de Malachie (III, 1) concernant un «messager» appelé à «préparer la voie du Seigneur», car, pour un chrétien héritier de la tradition essénienne, une telle préparation impliquait la purification des âmes, dont le baptême était le symbole agissant. Il ne se nourrissait que de miel sauvage, seul aliment qu'on trouve au désert, parce qu'ainsi s'accomplissait une autre prophétie consignée en Isaïe (XL, 3): «Voix de quelqu'un qui crie dans le désert: préparez le chemin du Seigneur». Il avait un vêtement de poils de chameau et une ceinture de peau autour des reins. C'était jadis l'habillement du prophète Elie (II R, 1, 89. Or le «messager» du Seigneur était présenté en Malachie (IV, 5) comme un nouvel Elie, qui travaillerait à la conversion d'Israël jusqu'à ce que vint le «jour du Seigneur». En application de ce dernier oracle, l'évangéliste ajoutait que «tout Jérusalem», pharisiens en tête, allait vers lui pour recevoir de lui le baptême de la pénitence. De longs détails venaient ensuite, sans doute à propos de la récitation du baptiste. Celui-ci, aux termes du récit, était, par son père Zacharie et sa mère Elizabeth, de la race d'Aaron. C'était une façon d'affirmer et de mettre en relief la thèse chère au premier auteur de l'Epître aux Hébreux, pour qui le nouveau Melchisedech est bien supérieur aux représentants de l'ancien sacerdoce.
Jésus, en effet, apparaissait près de Jean comme une personnalité transcendante. Il n'allait vers lui que sur invitation et avec une haute conscience de sa propre valeur: «La mère du Seigneur et ses frères lui disaient: Jean baptise pour la rémission des péchés, allons et faisons-nous baptiser par lui. Mais il leur dit: En quoi ai-je péché pour aller me faire baptiser par lui?» Il allait, malgré tout, vers le baptiste. Mais c'était plutôt, dans la pensée du narrateur, pour réaliser d'autres prophéties qui se rapportaient à lui-même. Il était dit en Isaïe (LXI, 1): «L'Esprit du Seigneur est sur moi car le Seigneur m'a oint pour porter la bonne nouvelle aux malheureux». Ce terme rappelait celui du Psaume II, déjà invoqué dans la dissertation «aux Hébreux», où «l'Oint» mystérieux dit de lui-même: «Le Seigneur m'a dit: Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui». L'évangéliste montrait à sa manière la réalisation de ces deux oracles: «Comme le peuple était baptisé, Jésus vint aussi et il fut baptisé par Jean. Et comme il sortait de l'eau, les cieux s'ouvrirent et il vit l'Esprit Saint de Dieu sous la forme d'une colombe qui descendait et qui entrait en lui. Et une voix vint du ciel, disant: Tu es mon Fils bien-aimé, je me suis complu en toi, je t'ai engendré aujourd'hui». Un autre oracle, partiellement réalisé en ce dernier passage disait en Isaïe (XLII, 1): «Voici mon serviteur (en grec «mon enfant»), en qui je me suis complu, j'ai mis mon Esprit sur lui». Le narrateur tient à reproduire cette déclaration en sa forme indirecte. Il l'introduit artificiellement au moyen d'une question que le baptiste, surpris par un détail de la scène, pose à Jésus: «Aussitôt une grande lumière illumine le lieu. Ce que voyant, Jean lui dit: Toi, qui es-tu, Seigneur? Et de nouveau une voix vint du ciel vers lui: Celui-ci est mon Fils, le bien-aimé, en qui je me suis complu».
La morale du récit est tirée aussitôt: «Alors Jean tombant à ses pieds lui dit: «Je t'en prie, Seigneur, toi, baptise-moi». Mais il lui résista, disant: «Laisse, car c'est ainsi qu'il faut que tout soit accompli». Les derniers mots sont décisifs. Ils montrent que toute cette histoire a été connue en fonction d'un groupe d'oracles dont la réalisation, dans l'esprit des judéo-chrétiens, devait s'opérer par le Christ.
Un autre fragment de récit baptismal accentue l'interprétation messianique des vieilles Ecritures et fait jouer au Saint-Esprit un rôle plus personnel: «Quand Jésus fut sorti de l'eau, la source entière de l'Esprit Saint descendit et se reposa sur lui et lui dit: «Mon Fils, je t'attendais en tous les prophètes pour que je me repose en toi. Tu es, en effet, mon repos; tu es mon Fils bien-aimé, qui règne éternellement». C'est l'Esprit qui a ici la parole. Or il est désigné en hébreu et en araméen par un mot féminin «Rouah». Son rôle apparaît donc, en l'occurrence, comme celui d'une mère. Le Christ lui-même le déclare en cet autre fragment, qui nous introduit en pleine fantasmagorie: «Aussitôt ma mère l'Esprit Saint me saisit par un de mes cheveux et m'emporta vers la grande montagne du Thabor».
Dans la pensée de l'évangéliste, Jésus n'en était pas moins, de naissance, un homme pareil aux autres. Il avait alors «trente ans», l'âge de David à son avènement (II Sam. V, 4), celui des prêtres à leur entrée en fonction (Num. IV, 3, 23, 30). Il était fils de Joseph et de Marie. Son père portait le même nom que le plus célèbre et le plus aimé des Fils du patriarche Jacob, qui, en mourant, accumula les bénédictions sur sa tête en même temps que sur celle du «Nazaréen», d'après la version grecque de la Genèse (XLIX, 26). Sa mère s'appelait comme la soeur de Moïse, que l'Exode (XV, 20) qualifie de «prophétesse» et de qui se réclamait, selon le témoignage de Philon, le groupe des Thérapeutes étroitement apparenté à celui des Esséniens. De même que le Père céleste restait enveloppé de mystère et ne se manifestait que par l'intermédiaire de l'Esprit Saint, Joseph n'apparaissait point et Marie entrait seule en scène. D'autres enfants l'accompagnaient, car Jésus avait des frères. Ainsi le voulaient divers textes bibliques où l'on croyait le voir préfigurer (Ps. LXIX, 9; LXXXIV, 28, etc.). Mais après son baptême, il ne voulut avoir rien de commun avec sa parenté. «Un jour on vint lui dire: «Ta mère est tès frères sont dehors. Il répondit: «Qui est ma mère et qui sont mes frères?» Et étendnat les mains sur ses disciples, il ajouta: «Voici mes frères et ma mère. Ce sont ceux qui font la volonté de Dieu».
Aussi n'habitait-il point avec sa famille. Sa résidence était à Kapharnahum, «bourg du Consolateur», près du lac de Tibériade. Sans doute lisait-on qu'il n'avait pas où reposer sa tête. Un autre fragment de l'Evangile nous le montre entrant «dans la maison de Simon surnommé Pierre», avec un groupe de disciples: «Ayant ouvert la bouche, il dit: Comme je passais le long du lac de Tibériade, j'ai choisi Jean et Jacques, fils de Zébédée, et Simon et André, et Thaddée et Simon le Zélote et Judas Iscariote, et toi, Matthieu, qui étais assis à ton bureau de publicain, je t'ai appelé et tu m'as suivi. Vous donc, je veux que vous soyez mes douze apôtres en témoignage pour Israël».
Une condition préalable était imposée par lui à ses compagnons, celle de tout quitter pour le suivre. C'est ce qu'expliquait un épisode de plus pur essénisme, qui devait faire suite à une première charge contre les possédants: «Un autre riche lui dit: Maître, que dois-je faire de bon pour vivre? Il lui dit: Homme, pratique la Loi et les Prophètes. Il lui répondit: Je l'ai fait. Et il lui dit: Va, vends tout ce que tu possèdes, partage-le aux pauvres et suis-moi. Le riche se mit à se gratter la tête et cela ne lui plut pas. Et le Seigneur lui dit: Comment dis-tu: j'ai pratiqué la Loi et les Prophètes? Car il est écrit dans la Loi: tu aimeras ton prochain comme toi-même. Et voici que beaucoup de tes frères, fils d'Abraham, sont couverts d'ordure, mourant de faim, et ta maison est pleine de biens et il n'en sort rien du tout pour ceux. Et s'étant retourné il dit à Simon, son disciple, assis près de lui: Simon, fils de Jean, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux».
«Ne soyez jamais contents, disait ailleurs le Christ, que lorsque vous aurez vu votre frère joyeux dans la charité». «Celui qui trouble l'esprit de son frère, expliquait-il encore, est un grand criminel». Lui apportait plutôt aux âmes troublées le calme réparateur. Comme l'Esprit Saint était venu «se reposer» en lui, c'était dans sa compagnie que toutes les vaines agitations devaient prendre fin: «Celui qui me cherche, disait-il n'aura pas de repos jusqu'à ce qu'il me trouve. Celui qui m'aura toruvé sera saisi d'admiration. Celui que l'admiration aura saisi dominera comme un roi. Celui qui sera venu à dominer se trouvera en repos». Nous sommes ici en pleine mystique, une mystique bien conforme à la traditiond es Esséniens, qui voyaient dans les passions des maladies de l'âme et dans la maîtrise de soi-même le signe de la royauté spirituelle.
Comme eux il réprouvait les boucheries sacrées: «Je suis venu, déclarait-il, détruire les sacrifices, et si vous ne cessez de sacrifier, la colère de Dieu ne se détournera pas de vous». A l'offense des victimes il préférait, conformément à la parole d'un prophète (Osée, VI, 6), la pratique de la miséricorde. On le vit bien à l'attitude indulgente qu'il adopta, un jour à l'égard d'«une femme accusée devant lui de nombreux péchés».
Son dédain de toute victime rituelle s'étendait jusqu'à celle du banquet pascal. Peu avant sa mort son entourage lui demandait: «Où veux-tu que nous te préparions à manger la Pâque?» «L'ai-je donc demandé?» répondit-il avec humeur. Il rompit le pain avec ses disciples, les fit boire à sa coupe, remplie d'eau non de vin. C'était lui qui devait servir d'agneau pascal. Il était voué à la mort, victime innocente, par Kaïphe, le grand-prêtre du temps, dont la mention, au début de l'Evangile, visait à préparer ce dénouement. Un apôtre de prédilection, «Jacques le Juste», avait juré de ne plus manger de pain avant de le voir ressuscité. Sa fidélité fut récompensée. Jèsus, sortant du tombeau et laissant entre les mains du serviteur du grand-prêtre, qui s'y trouvait posté, le linceul dont il était enveloppé, parut soudain devant l'apôtre, prit du pain, le bénit, le rompit et le lui présenta en disant: «Mon frère, mange ton pain, parce que le Fils de l'homme est ressuscité d'entre les morts».
Cette biographie du Dieu Sauveur pouvait rivaliser avantageusement avec celle des Simoniens. On aura remarqué qu'un «Simon» y paraissait aussi et y jouait un rôle du premier plan, mais seulement comme compagnon de Jésus, dont le rôle se trouvait ainsi grandi. C'était Kephas, le second des trois notables de l'Eglise naissante de Jérusalem. Comme son nom, qui voulait dire «pierre» pouvait être interprêté en simple surnom, tandis qu'il n'en était pas de même pour ses deux associés Jacques et Jean, l'évangéliste a fait de lui un «Simon» surnommé «Pierre» et il l'a mis en scène avant tous les autres apôtres, avant Jacques lui-même. L'Hélène des simoniens, cette prostituée de bas étage, dernier avatar de la Sagese déchue, que le Dieu Sauveur a relevée, se retrouve, elle aussi, en cette «femmine accusée de nombreux péchés» que le narrateur fait mener en accusée devant Jésus pour fournir à celui-ci l'occasion de l'asboudre. Seulement il n'est point parlé à son sujet du «transvasement» des âmes, ni de la première femme, source de tous les maux, ni, à plus fort raison, de l'Esprit divin tombé dans la matière d'où la Grande Puissance était seule capable de la tirer. Le récit est moins encombré de mythologie, plus simple et plus familier. Il a toutes les apparences d'une histoire vécue.
Ce premier Evangile, si dépourvu de prétentions théologiques et littéraires, mettait la foi nouvelle à la portée de tous. Il donnait à une doctrine austère et exigente, jusque-là un peu abstruse, l'attrait d'un roman populaire. Aussi devait-il faire plus pour son succès que les plus doctes dissertations du genre de l'Epître aux Hébreux. Il portait en lui l'avenir du christianisme.
(Prosper Alfaric, Origines Sociales du Christianisme, Publications de Union Rationaliste, p. 120-125, my underline)
Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
Absolute total rubbish, just one great fantasy without any argument whatsoever. A story told about a story
Obviously!
La morale du récit est tirée aussitôt: «Alors Jean tombant à ses pieds lui dit: «Je t'en prie, Seigneur, toi, baptise-moi». Mais il lui résista, disant: «Laisse, car c'est ainsi qu'il faut que tout soit accompli». Les derniers mots sont décisifs. Ils montrent que toute cette histoire a été connue en fonction d'un groupe d'oracles dont la réalisation, dans l'esprit des judéo-chrétiens, devait s'opérer par le Christ.
The moral of the story is immediately drawn: "Then John fell at his feet and said to him, 'Please, Lord, you baptise me'. But he resisted him, saying, 'Let it be, for so it must be done. The last words are decisive. They show that the whole story was known in terms of a group of oracles whose fulfilment, in the mind of the Judeo-Christians, was to be effected through Christ.
The moral of the story is immediately drawn: "Then John fell at his feet and said to him, 'Please, Lord, you baptise me'. But he resisted him, saying, 'Let it be, for so it must be done. The last words are decisive. They show that the whole story was known in terms of a group of oracles whose fulfilment, in the mind of the Judeo-Christians, was to be effected through Christ.
Obviously!
Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
The real story behind this story naturally is the embarrassment caused by Mark when he had Jesus be baptised for the remission of sins - so Jesus was sinful, hey?mlinssen wrote: ↑Sun Mar 20, 2022 2:34 am Absolute total rubbish, just one great fantasy without any argument whatsoever. A story told about a story
La morale du récit est tirée aussitôt: «Alors Jean tombant à ses pieds lui dit: «Je t'en prie, Seigneur, toi, baptise-moi». Mais il lui résista, disant: «Laisse, car c'est ainsi qu'il faut que tout soit accompli». Les derniers mots sont décisifs. Ils montrent que toute cette histoire a été connue en fonction d'un groupe d'oracles dont la réalisation, dans l'esprit des judéo-chrétiens, devait s'opérer par le Christ.
The moral of the story is immediately drawn: "Then John fell at his feet and said to him, 'Please, Lord, you baptise me'. But he resisted him, saying, 'Let it be, for so it must be done. The last words are decisive. They show that the whole story was known in terms of a group of oracles whose fulfilment, in the mind of the Judeo-Christians, was to be effected through Christ.
Obviously!
The essence of storytelling is that you can twist and turn whatever you want, you can bend - but you can't break.
So once Mark invented the baptism of Jesus because he was looking to fulfil Malachi 3:1 (“Behold, I send my messenger, and he will prepare the way before me. And the Lord whom you seek will suddenly come to his temple...") and couldn't possibly assign John a temple which Jesus would visit, as that would have been a real place, completely at odds with all the ephemeral miracles of which any evidence was gone in a matter of minutes or hours, nor could he have them have a casual conversation - history had become written and the baptism a fact that couldn't be ignored
John ignored it, granted - because he wouldn't have any of that nonsense; but still he sketchesthe scene and pretends that John baptises Jesus, and he can only achieve that by being later than at least Mark. But Matthew wasn't so brazen so he just plays along yet but without a solid excuse - which obviously is rooted in the Tanakh
Luke cunningly circumvents it by not telling exactly who it was that baptised Jesus, and by cleverly preceding that with the news of John being locked up in prison he does something similar to what John does: Jesus is not baptised by John
No one wants Jesus to be baptised Giuseppe, it was one of the many flaws of Mark who created terrible problems by inventing absolutely horrendous showstoppers to his own story at large. But he has to take the John the Baptist of *Ev, the failed loser of Judaism, and put him on the same team as Jesus instead of diametrically opposed to him
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Steven Avery
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Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
Mlinssen, all true. But what do you think about the words I have underlined in Alfaric's quote?
Cette biographie du Dieu Sauveur pouvait rivaliser avantageusement avec celle des Simoniens. On aura remarqué qu'un «Simon» y paraissait aussi et y jouait un rôle du premier plan, mais seulement comme compagnon de Jésus, dont le rôle se trouvait ainsi grandi. C'était Kephas, le second des trois notables de l'Eglise naissante de Jérusalem. Comme son nom, qui voulait dire «pierre» pouvait être interprêté en simple surnom, tandis qu'il n'en était pas de même pour ses deux associés Jacques et Jean, l'évangéliste a fait de lui un «Simon» surnommé «Pierre» et il l'a mis en scène avant tous les autres apôtres, avant Jacques lui-même.
- It doesn't seem that Marcion had to attack the Simonians (afterall, Simon of Samaria adored the same Unknown Father adored by Marcion).
- It doesn't seem that "Mark" (author) had to attack the Simonians (his Simon Peter being the parody of the icon of the Judaizers called Kephas, not the parody of Simon of Samaria).
- 1) that "Simon" in "Simon Kephas" is indebted to rivalry and polemics against Simonians,
- 2) that therefore a gospel where Simon was connected with Kephas as effect of anti-simonian polemic, had to precede both Marcion and Mark;
Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
An example in OT:
- The names of the OT patriarchs were deities enemies of YHWH who were later reduced to human status as mere patriarchs of the people of YHWH.
- Accordingly, the same pattern is applied to Simon of Samaria: Kephas (name) became a surname in "Simon Kephas", to make the rival Simon Magus a mere disciple of Jesus.
Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
Matthew didn't leave a note, if that's what you mean.
But everyone is reluctant to baptise Jesus, and here's how Matthew deals with it:
Matthew 3:13 Then Jesus came from Galilee to the Jordan to John, to be baptized by him.
14 John would have prevented him, saying, “I need to be baptized by you, and do you come to me?”
15 But Jesus answered him, “Let it be so now, for thus it is fitting for us to fulfill all righteousness.” Then he consented.
16 And when Jesus was baptized, ...
14 John would have prevented him, saying, “I need to be baptized by you, and do you come to me?”
15 But Jesus answered him, “Let it be so now, for thus it is fitting for us to fulfill all righteousness.” Then he consented.
16 And when Jesus was baptized, ...
John protests, Jesus persuades. Why?
15 Ἀποκριθεὶς (Answering), δὲ (however), ὁ (-) Ἰησοῦς (Jesus) εἶπεν (said) ‹πρὸς (unto) αὐτόν› (him), “Ἄφες (Permit it) ἄρτι (presently); οὕτως (thus) γὰρ (for) πρέπον (fitting) ἐστὶν (it is) ἡμῖν (to us) πληρῶσαι (to fulfill) πᾶσαν (all) δικαιοσύνην (righteousness).” τότε (Then) ἀφίησιν (he permits) αὐτόν (Him).
https://www.blueletterbible.org/search/ ... rimary_0_1 for the 15 occurrences in the TR of Ἄφες
https://www.blueletterbible.org/search/ ... rimary_0_1 for the 7 occurrences in the Septuagint of Ἄφες
It's the first of the last that we need:
Genesis 50:17 ‘Say to Joseph, “Please forgive the transgression of your brothers and their sin, because they did evil to you.”’ And now, please forgive the transgression of the servants of the God of your father.” Joseph wept when they spoke to him.
Matthew turns the baptism of Jesus into a forgiveness of sins of the Jews - at least that's how I take it.
Seems to be a rather touchy topic
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schillingklaus
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Re: "Matthew set in order the logia": the Earliest Gospel?
Baptism derves from the hermetic doctrine of the baptism in the crater, a metaphorical description of the acquisition of the nous, and "John" euhemerizes the herald (keryx) of the baptism, sent by the Father. As a sacrament, it effects the conversion (metanoia) from worship of the rulers of this world (idols or YHWH) to The Father.
Things became more and more absurd once, at a later point, the whole thing was Judaized to the degree that the Father was identified absurdly with YHWH. Of course, the Jews could not convert from YHWH to YHWH, so metanoia was read as repentance of sin, the one thing Jews cared about. The herald became a cheap copy of Eliah anointing a cheap copy of Elisha, the royal messiah, and the nous became the pneuma, or rwah, inspiring the heroes of the Old Testament; after all, Judaism was unable to express the dualism mind-matter, which would be necessary for a proper appraisal of baptism.
To accomodate for both, i,.e. pardonning transgression of law and providing the charismatic gift of the spirit, baptism was split into water baptism and confirmation: The former pardoned sins, the latter infused the spirit.
There was of course no sin for which Jesus had to be baptized, as Jesus was the archon Sabaoth, who, as seen in the Hypostasis of the Archons, rebuked chief archon Yaldabaoth and became a servant of The Father -- an example of metanoia (conversion).
Things became more and more absurd once, at a later point, the whole thing was Judaized to the degree that the Father was identified absurdly with YHWH. Of course, the Jews could not convert from YHWH to YHWH, so metanoia was read as repentance of sin, the one thing Jews cared about. The herald became a cheap copy of Eliah anointing a cheap copy of Elisha, the royal messiah, and the nous became the pneuma, or rwah, inspiring the heroes of the Old Testament; after all, Judaism was unable to express the dualism mind-matter, which would be necessary for a proper appraisal of baptism.
To accomodate for both, i,.e. pardonning transgression of law and providing the charismatic gift of the spirit, baptism was split into water baptism and confirmation: The former pardoned sins, the latter infused the spirit.
There was of course no sin for which Jesus had to be baptized, as Jesus was the archon Sabaoth, who, as seen in the Hypostasis of the Archons, rebuked chief archon Yaldabaoth and became a servant of The Father -- an example of metanoia (conversion).